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Des détenus de la prison d’Oldham County, au Kentucky, performent « Le marchand de Venise » de Shakespeare. Vidéo réalisée par Matt Stone, The Courier-Journal. Durée : 6:52 min. (Version anglaise seulement.) Visionnez la vidéo.
Depuis 2010, les Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) ont ouvert un nouveau front pour faire parler le cinéma documentaire : entre les murs de la prison. Plus qu’un divertissement, les films présentés à Bordeaux, Tanguay et Joliette permettent l’expression des détenus sur des sujets qui les concernent. La privation de liberté n’entrave certainement pas la liberté de penser, de réfléchir.
Par Eva Quintas
Depuis le début des années 1980, nombre d’associations, en Europe comme en Amérique, développent des activités artistiques et culturelles en prison. Leur action est ancrée dans la conviction que les personnes détenues demeurent des citoyens à part entière, jouissant de droits fondamentaux, dont le droit à la culture. Si la pauvreté culturelle est un facteur d’exclusion, il est d’autant plus pertinent d’offrir des découvertes artistiques à des personnes en prison pour créer des liens, stimuler la créativité, favoriser l’estime de soi, acquérir des compétences… donner du sens à la détention et possiblement faciliter la réhabilitation. Au Québec, c’est depuis 23 ans que « la culture entre en dedans » par le programme Souverains anonymes dirigé par l’activiste Mohamed Lofti. En 2007, la Société Elizabeth Fry du Québec a initié un important projet avec des femmes incarcérées faisant appel à la création artistique comme moteur de changement individuel et social. Ces dernières années, les Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) ont aussi franchi le mur en proposant des ateliers pour favoriser l’expression des personnes détenues. Ce dossier thématique du printemps présente ces diverses initiatives d’artistes engagés qui partagent la prise de parole sur des problématiques sociales.
Culture pour tous a le plaisir de convier les artistes, travailleurs culturels et intervenants de la médiation culturelle à la journée professionnelle « Les coulisses de la médiation ». Au menu : ateliers, exploration sur le thème du métier de médiateur, lancement de la Bourse d’accompagnement en médiation culturelle, activités de réseautage et cocktail.
L’art est en constante interaction avec la société, là où se tissent les liens entre politique, culture et espace public. Ce processus de mise en relation entre les sphères de la culture et du social est aussi connu sous le nom de médiation culturelle.
Ces pratiques d’action culturelle évoluent graduellement vers des interventions relevant de l’axe de la démocratie culturelle, misant sur une participation accrue des personnes et valorisant les expressions citoyennes
Les pratiques de médiation culturelle interpellent les artistes comme les autres acteurs sociaux, du milieu de l’éducation, des affaires, des municipalités, etc.
Le médiateur peut être défini comme un informateur, un accompagnateur, un pédagogue, etc. Sa fonction est de favoriser des liaisons entre l’objet culturel (production matérielle, processus créateur) et les personnes.
La médiation culturelle place les individus au cœur des processus d’appropriation de la culture. Elle permet de créer des lieux de rencontre privilégiés entre l’artiste et le citoyen, favorisant l’échange interpersonnel, l’apprentissage et l’engagement citoyen.